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Le fonctionnement de l’ego

Publié le 05. Fév, 2011 par dans Ego, La part d'ombre

Qui est-il cet ego auquel beaucoup de personnes font allusion sans trop savoir où il se situe ni comment il fonctionne ?

Eh bien il se situe principalement dans le mental et il fonctionne comme un prédateur rusé, prêt à tout pour nous empêcher de nous connecter à notre âme…

Les trois pièges de l’ego sont : l’avoir, le pouvoir et le valoir.

Les trois aspects les plus difficiles à éradiquer dans l’être humain sont : l’orgueil, l’égoïsme et les délires de puissance.

L’ego se constitue à partir des peurs, des blessures, et par la fermeture de l’être sur lui-même, dans toute situation se présentant à lui et qu’il pense être un danger (et cela se fait très souvent inconsciemment, le mécanisme de fermeture étant la seule réponse déjà bien ancrée). L’ego est fermeture au Tout.

A partir de cet état de fermeture et de séparativité, toutes les cristallisations s’installent. Dans le mental d’abord, puis dans les autres corps. Et c’est ainsi que la part d’ombre en l’être se forme et prend une place qu’il sera difficile de lui faire abandonner… et pourtant, il le faudra bien si l’on veut avancer et devenir un être libre. La part d’ombre ce sont nos pires refus et nos pires fermetures à la Vie.

La Vie est mouvement permanent. La part d’ombre est figée.

Reprenons ces trois pièges.

L’avoir : c’est le désir d’appropriation. L’ego veut tout s’approprier car il est le contraire du don. Le don est ouverture au monde, l’ego est fermeture au monde. Donc, il ramène tout à lui… et n’en a jamais assez. Que ce soit de l’argent, de l’amitié, du savoir, de l’amour…

Le pouvoir : ce sont les délires de puissance qui génèrent forcément l’abus de pouvoir. Tout vouloir, et surtout vouloir du pouvoir sur autrui, et penser ainsi que l’on peut façonner les autres et le monde à son idée, sans tenir compte justement de l’avis des autres qui peut être bon et en tout cas enrichissant. Ne pas laisser d’espace à l’autre pour exister. Du petit chef au dictateur… Les petits chefs sont partout, les dictateurs aussi. On voit bien là se profiler l’orgueil et l’égoïsme.

Le valoir : c’est la mise en valeur de soi-même, l’image que l’on donne. Et l’ego ne se définit que par rapport à cette image puisqu’il n’existe que dans le regard des autres et à travers la manière dont on le perçoit. Il faut donc que l’image soit parfaite. L’ego rejette toute critique, ou ce qu’il pense être une critique, même quand ça n’est pas le cas. L’être est prisonnier de l’enfermement qu’il a créé : pour que l’on m’aime je dois apparaître parfait, ne jamais être pris en défaut. Pas droit à l’erreur. Perfectionnisme. Vous  voyez le sport !

Et comme les egos alentour ne sont que critique et rejet… l’enfermement est total. La souffrance aussi.

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