Cette colère qui a du mal à nous quitter

Publié le 04. Juin, 2011 par dans Ego, Famille, La part d'ombre, Le petit moi

Il faut faire sortir la colère sinon elle est un poison qui nous tue à petit feu. Mais il ne faut pas le faire n’importe comment ! Une fois identifiée,  il faut la canaliser, savoir contre qui on est en colère et pourquoi – au final c’est toujours contre nous-mêmes -, sinon, elle sort de manière désordonnée, inappropriée et est toujours dirigée contre une personne en particulier qui n’a rien à voir avec le problème d’origine. Je dis qu’il faut l’identifier car il est des colères larvées et rampantes dont les êtres n’ont même pas conscience, et c’est la majorité.  Pour identifier sa colère il faut rentrer à l’intérieur et regarder ce qui s’y passe… C’est un travail sur l’ego.

Nous allons illustrer ce qui précède par un exemple.

Dina était dans une procédure compliquée pour tenter de récupérer de l’argent de son ex-mari, et elle devait démontrer son honnêteté et sa transparence concernant des faits qui avaient engagé des dépenses dans le couple.

Dina ne se rendait pas compte qu’elle réglait une histoire qui remontait à ses 9 ans. Elle avait été très sévèrement molestée par son père suite à un chapardage de bijoux chez une voisine. Choquée par l’attitude de ce père qui avait réagi avec une violence inouïe à son encontre, alors qu’elle espérait, par ce geste, simplement attirer l’attention, montrer qu’elle existait, ce qui n’était pas le cas, un puissant mécanisme s’était mis en place dans son subconscient, la bloquant dans un rejet total d’elle-même. Petite fille, elle avait été sommée de rendre les bijoux, ce qu’elle avait fait. Et dès que dans sa vie d’adulte, elle devait rendre des comptes, dès qu’il s’agissait d’argent,  le mécanisme mis en place à l’âge de 9 ans remontait.

Cinquante ans plus tard, sa colère était dirigée contre ceux qui intervenaient dans sa procédure, et qu’elle n’arrivait pas à voir autrement que comme des ennemis à abattre, ne réalisant pas que ces ennemis étaient en elle et qu’elle se rejetait elle-même.

Sa colère sortait, certes, mais sans conscience ni discernement, ce qui fait qu’au lieu de se vider définitivement elle ne faisait que grossir par une auto-alimentation dangereuse qui l’amenait à voir des ennemis dans ceux qu’elle payait pour l’aider.

L’être qui vit au niveau de son ego est perpétuellement en colère, même s’il ne le voit pas, et toujours contre lui-même, toujours. L’ego dans son fonctionnement, ne supporte pas que le monde ne soit pas agencé comme il le veut, ce qui amène frustrations et colère, donc rejet de soi-même. C’est cela le mal profond qui est enraciné en chacun et qui est à remonter afin d’être ‘éliminé. Et la guérison au niveau énergétique, c’est-à-dire, cellulaire, n’intervient que lorsque :

1. On a fait remonter la colère, avec la compréhension qui va avec et qu’on l’a laissée sortir en conscience. Phase qui peut durer longtamps.

2. On est passé au pardon aux autres et à soi-même.

3. On aboutit à l’accueil de ce qui a été c’est-à-dire au lâcher-prise total, et qu’il n’y a plus d’émotions.

Et là, le plus souvent avec l’aide d’un soignant, apte par son développement énergétique à transmuter ces énergies lourdes, la guérison intervient jusque dans les cellules qui se trouvent libérées de cette mémoire qui faisait obstruction à la Vie Une.

Lorsque la guérison est là on le sait car on ne vibre plus avec ce qui a provoqué cette colère et qui nous a tant fait mal. Cela ne fait plus partie de l’être au point où il ne peut même plus en parler. Il ne vibre plus avec ces anciennes énergies denses qui étaient bloquées dans le mental, le corps émotionnel et jusque dans le corps physique.

Tout est énergie et à chaque fois qu’une guérison énergétique se fait dans tous les corps, l’être gagne en liberté intérieure. Sa vie prend alors une toute autre teinte. Il comprend qu’il devient maître de son destin. Et c’est ainsi que petit-à-petit le coeur s’ouvre et que la conscience du sacré s’élargit.

La vraie guérison est énergétique, ce qui veut dire que tous les corps sont concernés, son chemin est initiatique et spirituel. Spirituel n’étant en aucun cas relié à l’appartenance à une religion. On est bien au-delà. C’est une reconnaissance du sacré en soi. Toute l’humanité devra prendre ce chemin tôt ou tard. Et compte-tenu de l’état du monde, il vaudrait mieux tôt car il y a urgence.

C’est à nous qu’il appartient, hommes et femmes, de faire évoluer l’humanité. Les moyens sont en nous par l’éveil de cette part sacrée qui gît au fond de chacun, non reconnue et endormie.

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