Traumatisme et répercussion cellulaire

Publié le 01. Fév, 2016 par dans Famille, Les cellules, Mémoire cellulaire, Mémoire familiale

inner childLe subconscient est la somme de tous nos traumatismes. C’est un disque dur sur lequel vient s’imprimer tout ce qui a été choquant et n’a pas pu être compris.

Beaucoup de traumatismes proviennent de la petite enfance et de l’enfance et ne peuvent donc être gérés par l’être qui n’en a pas la mémoire directe en tant qu’adulte.

Ces traumatismes peuvent engendrer des dysfonctionnements plus ou moins importants dans le corps, voire des maladies. Et en amont du corps, dans le psychisme, le mental et l’émotionnel, l’être développera des comportements déviants dans lesquels il s’emprisonnera, l’enfant blessé étant alors aux commandes de la vie sans que l’adulte s’en rende compte.

 

« La petite fille a peur. C’est venu d’un coup, comme si elle se retrouvait dans un monde froid, indifférent, hostile. Un monde qu’elle ne reconnaissait pas. C’était comme une violence.

Elle a bien des images de son papa au lit. Il est pâle et maigre. Il tousse, il a la fièvre. Elle a entendu sa maman le dire. Elle voit sa maman lui porter à boire, du chaud. Il y a aussi un monsieur qui vient et qui parle un peu fort, avec beaucoup d’aplomb, et qui l’impressionne. On lui interdit d’entrer dans la chambre, de voir son papa, de l’embrasser. Elle voudrait tant être dans les bras de son papa.

Son papa est de plus en plus pâle, de plus en plus maigre. Elle essaye toujours de l’apercevoir…

Et ce matin, la petite fille a peur. Les adultes parlent à voix basse. On la laisse de côté avec sa détresse et ses questions. On ne la voit même pas.

Le monde est différent. Son papa n’est plus dans la chambre. Elle ne sait pas où il est. Elle demande à sa mère « où est papa ? ». Sa maman tourne la tête, un mouchoir sur la bouche.

La petite fille a peur car sa maman est habillée tout en noir avec un grand voile qui lui cache le visage. Elle l’a vue pleurer derrière le voile. Alors sa peur a grandi. Elle s’est sentie perdue. Une maman qui pleure c’est impensable pour un enfant. Le monde qui s’écroule. Car une maman c’est toujours fort, souriant, tendre, rassurant, pour son enfant.

Ses frères ne sont plus là. Partis tous les deux très loin, pendant de longs mois. Elle a peur de ne plus les revoir. Comme son papa.

Sa maman se cache pour pleurer mais elle sait bien que sa maman pleure.

Alors elle pose des questions à sa maman, à sa grand-mère, mais on ne lui répond pas. On lui raconte des bêtises. Des bêtises qui sont des mensonges. Elle le sait bien. C’est comme si toutes ces grandes personnes ne la comprenaient pas. On lui demande de rester sage alors qu’elle a envie de pleurer, de dire « maman, je suis là maman. Maman prends-moi dans tes bras. Je t’aime maman. Maman, j’ai peur parce-que je ne vois plus papa. »

Alors elle garde tout à l’intérieur. Ce monde n’est pas pour elle puisqu’on ne la comprend pas. Les adultes sont dans leur monde et elle dans le sien. Elle ne veut plus entendre leurs mensonges.

 

A 40 ans de son âge de femme, son audition va commencer à baisser de manière importante.

 

La petite fille est maintenant une très très vieille dame totalement dépendante. Elle a retrouvé cet état de petite fille qui avait toujours été là. Et quand elle croit qu’on ne l’entend pas, elle appelle très fort, elle hurle, et exige qu’on lui réponde tout de suite. Comme une petite fille qui ne mesure pas le temps, l’attente, nécessaire parfois, souvent. La petite fille qui est en elle veut qu’on l’entende, veut qu’on l’écoute. Mais elle n’entend toujours pas ce qu’on lui dit. Elle est restée dans son monde depuis ce jour de ses 4 ans et un peu plus, où elle a compris que les adultes n’entendraient jamais ses questions. »

 

 

 

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